Turismo in biblioteca (canadese)

Innnanzitutto desidero inoltrarmi alla ricerca del significato del termine biblioturismo, parola utilizzata con una certa frequenza da coloro che professano la missione/mestiere di bibliotecario. Navigando in rete si trova chi traduce il termine semplicemente come un nuovo modo di vivere le vacanze, un fenomeno sempre più diffuso, un’attività che consiste nel visitare le biblioteche, ecc. Convinta a questo punto di aver praticato del biblioturismo durante il mio soggiorno canadase natalizio, ecco un testo che ho redatto in francese…

(anche su: http://crieurspublics.blogspot.fr/2014/01/bibliotourisme-en-colombie-britannique.html)

Avant d’entrer dans le vif du sujet, un petit tour autour de ce mot très utilisé par les gens qui pratiquent la profession de bibliothécaire : le bibliotourisme. Parmi le réseau web, ceux qui traduisent le terme simplement comme un nouveau mode de vacances, un phénomène très couru, une activité qui consiste à visiter des bibliothèques publiques sur son lieu de vacances, etc, ne manquent pas. Ailleurs je lis une définition plus spécifique : « Voyager en visitant exclusivement les bibliothèques des villes dans lesquelles on fait un arrêt. Option subsidiaire: prendre des photos des lieux et les diffuser en ligne. Option bibliobsessionnelle : prendre des photos des plus belles bibliothécaires en pleine action à la banque de prêt». Je reste convaincue des limites liées à ces définitions, mais en réfléchissant sur ma propre expérience personnelle je peux maintenant déclarer sans erreur que, pendant mon dernier voyage au Canada, j’ai pratiqué le célèbre bibliotourisme (pour découvrir des bibliothèques ouvertes 7 jours sur 7)!

Première étape : Whistler Public Library (http://www.whistlerlibrary.ca/)
L’établissement se trouve au cœur du village de Whistler, à 125 km de Vancouver, capitale du sport d’hiver avec un important massif montagneux et une station de ski très renommée en Amérique : Blackcomb. Cette ville touristique de moins de 10.000 habitants était protagoniste des Jeux Olympiques d’hiver en 2010 et le plan distribué aux visiteurs à l’occasion de cet événement (Guide to the 2010 Games in Whistler) montre « The library » parmi les attractions à visiter les plus importantes du village. 

En effet ce petit lieux mérite une visite, surtout pour constater qu’il est très fréquenté malgré les journées de assez belles pour se consacrer plutôt à la pratique du sport, que tout y est très bien organisé et que l’atmosphère y est également très agréable. En particulier, je reste très fascinée par la cheminée allumée dans la salle de lecture entourée par des fauteuils confortables qui répliquent parfaitement l’image du chalet de montagne et surtout du plaisir de la lecture. La déco liée aux fêtes de Noël contribue à donner à  cette bibliothèque l’image d’un lieu de communauté et de récréation et reflète l’esprit d’une ville touristique où le relax est privilégié.

Le personnel garde un grand sourire, il laisse un petit carton coloré, avec son nom, sur les livres pour conseiller les lecteurs et le programme destiné à la jeunesse est très intéressant : cours de danse, de musique, de chant for Babies côtoient le Youth Café for Teens (des soirées dédiées à la projection de films, à des matchs d’improvisation théâtrale et des jeux). La bibliothèque propose aussi des programmes plus sérieux comme la santé, la nutrition, le lifestyle dans l’importante phase de l’adolescence. Le village est un lieu touristique pendant toute l’année, aussi le nombre de familles accueillies y est considérable et explique l’activité si forte de la bibliothèque pour une ville de cette taille.

 
Deuxième étape : Squamish Public Library (http://squamish.bclibrary.ca/)
Le village nommé aussi Outdoor Recreation Capital of Canada est très connu pour son lac et pour les activités sportives d’été. On y trouve une petite bibliothèque assez fréquentée capable de connecter la communauté au monde : d’un côté la petite galerie située à l’entrée du bâtiment représente le foyer destiné aux œuvres d’artistes locaux qui ont ici l’occasion de montrer leur culture squamish (indigène), de l’autre côté l’accueil distribue brochures et informations nécessaires pour la vie quotidienne (par ex. les horaires d’autobus). Ici comme ailleurs la bibliothèque est un point de rencontre pour la communauté. Je retrouve la cheminée et sa chaleur naturelle, le distributeur de gel désinfectant pour les mains, mais surtout un bac rempli de sacs en plastique à réutiliser pour les transports des documents choisis en prêt. Ce sont pas des concepts nouveaux, mais ils deviennent très intéressants du moment où ils sont le miroir de leur société. Les bornes électroniques pour les opérations prêts/retour sont présentes aussi dans la section jeunesse avec un design plus attractif et une hauteur adaptée aux juniors.
Troisième étape : Vancouver Public Library (http://www.vpl.ca/)
Cette bibliothèque est représentée par un réseau de 22 bibliothèques, où la Central est rappelée dans les guides touristiques pour son architecture dans le style Colosseum magnifiant. L’énorme entrée est le lieu idéal pour boire un café (chose fondamentale dans la vie des habitants de cette ville) et pour profiter du magasin Book’mark – The Library Store. L’achat de livres d’occasion ou de souvenirs représente un des soutiens économiques possibles pour la bibliothèque. Son ouverture date de 1995, le design est de Moshe Safdie et aujourd’hui ce lieu met à disposition de ses usagers 1,2 millions documents qui trouvent leur place sur sept niveaux. Près de l’accueil, un ensemble de documents renseigne sur la mission, les objectifs, les services et même le rapport financier. Je découvre ainsi que chaque jour plus de 6.000 personnes visitent la Central Library, qu’un pourcentage de 74% des habitants utilisent le réseau, que les documents sont disponibles en 17 langues, etc. Sans aucune doute la principale caractéristique que j’ai pu remarquer ici et en visitant d’autres annexes est la multiculturalité : les brochures et les formulaires sont disponibles à l’accueil en plusieurs langues, et les documents conservés parlent 16 langues (sans compter l’anglais) ! Pour faciliter les recherches de l’usager, il est possible de connaitre quelles annexes sont conseillées pour consulter un fond de documents en italien, en chinois, ou en polonais, grâce aux brochures dédiées et au personnel (les bibliothécaires parlent différentes langues). La distribution des œuvres étrangères est gérée par rapport à la densité d’habitants d’autres origines dans les quartiers. Une place spéciale est destinée à la langue française dans le secteur jeunesse : cette collection est mise en évidence suite à l’importance dans les écoles de cette l’apprentissage de cette langue.
Si les espaces dédiés à internet sont très grands et très fréquentés, une technologie plus datée reste présente pour rencontrer les besoins de chacun : on y trouve même des téléphones publics à pièces.
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